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Oui à l’indépendance de classe ! Non à la convergence syndicats, patronat, gouvernement !

Le 9 juillet dernier, Emmanuel Macron a prononcé un discours devant le Congrès, à Versailles, dans lequel il a déclaré qu’il avait l’intention de « jeter les bases d’un nouveau contrat social, celui du siècle qui s’ouvre ». Il a poursuivi : « C’est à son élaboration comme au détail de sa mise en œuvre que je veux inviter [les partenaires sociaux] dès le 17 juillet prochain ». Lors de cette rencontre, les contre-réformes portant sur la santé au travail, les retraites, le plan pauvreté, l’assurance chômage doivent être abordées.

Presque simultanément au discours de Versailles, le 11 juillet, l’ensemble des organisations représentatives des salariés et du patronat se sont réunies à huis clos dans les locaux du Conseil Économique Social et Environnemental.

Les directions syndicales bureaucratiques de la CGT, FO, la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC , d’une part ; et le Medef, la CGPME et l’U2P, d’autre part, entendent soi-disant « peser ensemble » sur les décisions du gouvernement…tout entier au service des riches et du patronat. Comprennent qui pourra !

Ainsi, au lieu de travailler à mobiliser et construire la grève générale, au lieu de construire le rapport de force contre gouvernement et patronat pour les faire plier ; les directions confédérales des organisations syndicales s’allient au patronat pour réclamer leur participation à la mise en place de contre-réformes censées moderniser le pays.

Affaibli, minoritaire, rejeté massivement par les travailleurs et les jeunes, le gouvernement Macron-Philippe-Pénicaud-Collomb prétend poursuivre sa politique de destruction-privatisation des services publics et des acquis sociaux. Et, il peut maintenant compter sur la collaboration des directions syndicales confédérales.

S’allier au patronat, et participer à la « concertation » du 17 juillet pour l’application des contre-réformes, c’est faire le jeu du gouvernement, c’est pratiquer la collaboration de classe et trahir les intérêts des jeunes et des travailleurs.

Et ce, alors que des milliers de militants syndicaux et de travailleurs qui luttent sont persécutés par le patronat et l’appareil d’état, convoqués dans les comissariats, brutalisés et même licenciés !

Nous nous interrogeons en particulier sur l’attitude des directions confédérales de la CGT et de la CGT-FO (organistions qui se revendiquent encore à juste titre de la charte d’Amiens) : avec quel mandat la direction confédérale de la CGT ou de Force Ouvrière ont-elles siégé à cette rencontre ? Sur quel recul de toutes ces contre-réformes ont-elles choisi de peser, et ce de manière unilatérale sans consultation des sctructures et des bases ? Où est l’intérêt des salariés dans cette démarche ?

Nous le rappelons, en tant que militants syndicaux luttes de classes, soucieux de la défense des intérêts des travailleurs et des jeunes, nous devons nous attacher à défendre la démocratie ouvrière et l’indépendance de classe de nos syndicats en dénonçant, entre autre , par des textes et des motions cette sinistre farce.

MCI, le 17 juillet



Quelques déclaration après la rencontre (d’après l’AFP en date du 11/07) :

Discrets sur le contenu des discussions, à une semaine d’un rendez-vous avec le président de la République le 17 juillet, les dirigeants ont insisté sur leur unité.

« On a eu des discussions sur (…) les mutations technologiques, sur les mutations de l’économie et sur les conséquences sur le monde économique », a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux, après deux heures de réunion que le président du Medef a qualifiée de « cordiale ».

Son homologue de la CPME, François Asselin s’est dit « très heureux de pouvoir travailler ensemble », quand Alain Griset, de l’U2P a mis en avant le climat « serein » de la rencontre.

De son côté, Laurent Berger, de la CFDT, s’est réjoui du « climat de discussion extrêmement serein sur les grands enjeux de transformation et de mutation économique et sociale dans notre pays ». Philippe Martinez, de la CGT, a vu comme « bon signe » cette rencontre unitaire « pour aborder les sujets qui concernent le dialogue social et les sujets interprofessionnels ».

De mémoire de syndicalistes et d’entrepreneurs, c’est la première fois que les leaders syndicaux et patronaux des organisations représentatives arrivent à prendre langue tous ensemble.

« C’est une bonne nouvelle, ça veut dire que nous sommes là et que nous existons ! » a relevé M. Berger, un message adressé à Emmanuel Macron, que les partenaires sociaux accusent de les ignorer. Philippe Louis, président de la CFTC, avait reconnu mardi que « la méthode Macron » avait été « un des éléments déclencheurs de cette réunion ».

Une source interne au patronat avait expliqué vendredi que cette réunion avait été décidée parce que les participants faisaient le « constat que les corps intermédiaires sont considérés comme une sorte de faire-valoir » par le gouvernement et non « comme des partenaires incontournables ».

« Le sujet d’aujourd’hui, c’est la façon de faire des partenaires sociaux, ensemble, indépendamment de ce que le gouvernement de son côté a décidé de faire », a déclaré de son côté, François Hommeril (CFE-CGC).

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