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Argentine, disparition forcée : vérité et justice pour Santiago Maldonado !

Le 1er Novembre environ une centaine de personnes se sont rassemblées place de la République pour exiger vérité et justice pour Santiago Maldonado.

Le cadavre découvert dans une rivière est bien celui de Santiago Maldonado « disparu » depuis le 1er août, ont annoncé ses proches vendredi 20 octobre à deux jours des élections législatives.

Santiago Maldonado, 28 ans, tatoueur installé en Patagonie, a disparu alors qu’il participait dans le village de Cushamen à une manifestation de la communauté Mapuche.

Cette communauté indienne se bat depuis des années pour défendre ses terres contre l’homme d’affaires italien Luciano Benetton, déjà propriétaire de 900 000 hectares en Patagonie.

Santiago Maldonado a été victime d’une disparition forcée dans le contexte d’une manifestation organisée le 1er août 2017, lorsque la police militaire (gendarmerie) a violemment fait irruption sur le territoire d’une communauté mapuche (« Peuple de la terre » en mapudungun, sont les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l’Argentine).

Depuis le début, le gouvernement a rejeté la responsabilité de la police militaire, puis a multiplié les mensonges pour dédouaner le gouvernement de ses responsabilités et couvrir un crime d’état,

Dans un pays marqué par la répression de la dictature militaire et les enlèvement forcée(1976-1983) et ses 30 000 disparus, l’enlèvement et la disparition du jeune activiste a déclenché une vague d’indignation et une vaste campagne de solidarité nationale et internationale.

Oui, l’état et le gouvernement Macri (de centre-droit) est responsable, vérité et justice pour Santiago Maldonado !

 



L’appel du collectif « Justice et vérité pour Santiago Maldonado » !

Santiago Maldonado a été vu vivant pour la dernière fois le 1er août, alors qu’il tentait d’échapper à une brutale opération menée par la gendarmerie, qui réprimait durement une manifestation demandant la liberté du leader de la communauté mapuche Pu Lot Cushamen, dans la province de Chubut.

23154967_1640203626042124_3029302905174814708_oLe corps de Santiago a été retrouvé 78 jours plus tard dans des circonstances suspectes, dans une zone qui avait déjà été ratissée. Pendant tout le processus d’enquête, la réponse du gouvernement national a été de nier la participation de la gendarmerie, de détourner l’enquête en mobilisant des hypothèses inconsistantes et des fausses pistes, et de discréditer tant la communauté mapuche que la famille de Santiago.

Cette affaire s’inscrit dans un climat d’apologie de la répression et de détérioration des libertés individuelles en Argentine : nous assistons depuis plusieurs semaines à des détentions arbitraires et illégales, des incursions de la gendarmerie dans les écoles et dans les universités, ainsi que d’une forte persécution politique envers l’opposition et les médias, qui ne s’alignent pas au discours officiel.

Nous exigeons l’avancement déterminé de l’enquête et la constitution d’une commission incluant des observateurs indépendants. Nous avons besoin de savoir ce qui est arrivé à Santiago et qui sont les responsables de sa disparition. Nous voulons connaître ceux qui lui ont donné la mort, mais également ceux qui, par leur action ou par leur omission, ont collaboré à la dissimulation de preuves et ont nui à l’enquête.

Nous exigeons ainsi l’abandon des charges contre les 22 personnes, manifestants et journalistes, arrêtées durant l’une des mobilisations pour l’apparition en vie de Santiago. Nous rejetons ce projet du gouvernement qui viole nos droits et demandons la démission immédiate de la Ministre de Sécurité, Patricia Bullrich, du Secrétaire aux Droits de l’homme, Claudio Avruj et du Secrétaire de la sécurité, Pablo Noceti, responsable de l’opération du 1er août 2017.

Que tous les responsables de la disparition de Santiago Maldonado et de la dissimulation des faits soient jugés et condamnés !

L’Etat est responsable !

 

 

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